Ségur : 1,9 milliard pour soutenir 97 projets en Auvergne-Rhône-Alpes
Sept mois après l’annonce du plan de relance des investissements Ségur avec une déconcentration déterminée, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a élaboré sa stratégie régionale des investissements en santé pour la période 2021-2030. Le ministère avait alors changé de méthode et donné des marges de manœuvre supplémentaires aux régions pour définir les réponses les plus adaptées aux besoins des territoires. Vendredi dernier, les priorités d’investissement en Auvergne-Rhône-Alpes ont été précisées à l’occasion du déplacement d’Olivier Véran au CHU de Grenoble.
Les priorités d’investissement en santé
L’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes a engagé en mai une concertation avec toutes les parties prenantes du système de santé aurhalpin, notamment les 12 conseils territoriaux de santé (CTS) des départements de la région. L’objectif était de prioriser les projets au plus près des réalités des établissements. Leur éligibilité a été évaluée à l’aune de la pertinence du projet médical, de sa maturité, de sa soutenabilité financière et de la capacité de l’établissement à le mener à bien.
Cinq axes prioritaires ont été définis en cohérence avec le projet régional de santé Auvergne-Rhône-Alpes 2018-2028 :
- conforter la gradation de l’offre de soins dans les territoires ;
- impulser l’évolution de la réponse aux besoins de soins non programmés ;
- consolider l’offre de soins spécialisée en cancérologie, en soins critiques et en santé mentale ;
- accompagner l’évolution de la dépendance et moderniser les Ehpad ;
- réduire la trace environnementale des activités du soin.
Établissements modernisés et échanges dématérialisés
Pour la région, l’un des enjeux passe par une offre de soins qui s’appuie sur des établissements de proximité modernisés, des établissements généraux combinant une offre de proximité et une offre de référence dans leur territoire, les quatre centres hospitaliers universitaires garantissant une offre de recours ou de référence de haut niveau ainsi qu’un accès aux thérapeutiques et aux équipements de pointe.
Les moyens d’échanges dématérialisés et sécurisés entre l’ensemble des acteurs, dont l’usager, sont au cœur de la problématique avec le partage des informations entre professionnels du domaine sanitaire ou médico-social et avec le patient, notamment grâce au Ségur numérique qui sera un vecteur d’accélération du partage d’informations entre établissements de santé, établissements et services médico-sociaux et professionnels de santé libéraux grâce à l’ESMS numérique et Mon espace Santé, dans une logique de financement à l’équipement et aux usages.
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