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Cancer du col : une appli pour le dépistage primaire des HPV
L’importance d’une détection précoce
Les cancers du col de l’utérus sont principalement provoqués par des virus de la famille des papillomavirus humains qui se transmettent par voie sexuelle. Dans environ 90 % des cas, l’infection à HPV disparaît spontanément dans les deux ans. Elle peut aussi provoquer des lésions au niveau du col de l’utérus qui peuvent évoluer à terme vers un cancer.
Le CNGOF se réjouit que la France ait pris un ensemble de mesures fortes pour lutter contre le cancer du col de l’utérus. En effet, le dépistage est désormais inscrit dans un programme organisé sur le plan national. Par ailleurs, en juillet 2019, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié de nouvelles recommandations sur le dépistage primaire qui se base, pour les femmes de 25 à 30 ans sur un frottis, et pour celles de plus de 30 ans, sur le test HPV à renouveler tous les cinq ans.
Un dépistage HPV permet de détecter en moyenne 30 % de lésions de haut grade supplémentaires par rapport à l’examen cytologique. La détection précoce réduit l’incidence des cancers de 70 %.
L’appli « Gestion des résultats HPV »
Pour le CNGOF, ces nouvelles pratiques, parfois complexes, bousculent les habitudes. Elles « ne restent que partiellement mis[es] en œuvre et un accompagnement pédagogique des professionnels et des femmes s’avère aujourd’hui indispensable ».
Afin d’encourager le dépistage, le Dr Joseph Monsonego, président de la Commission col-HPV du CNGOF, lance, mi-octobre, « Gestion des dépistages HPV », développée par 360 medics, une start-up spécialisée dans l’e-santé. Cette application innovante et gratuite gère les résultats du test HPV destiné au dépistage primaire du cancer du col. Elle intègre les recommandations françaises de la HAS et de l’Institut national du cancer selon l’âge et la situation des individus. L’application est disponible sur la plateforme 360 medics.
Nouveaux réflexes et aide à la décision
En accompagnant le professionnel dans l’adoption de nouveaux réflexes de prise en charge, l’outil devrait « réduire les surconsommations d’examens et de traitements, et les inquiétudes inutiles que ces nouvelles stratégies risquent de générer. Mais il ne prétend en aucun cas remplacer l’expérience humaine et le sens clinique » déclare le Dr Monsonego. En effet, l’appli a vocation à être un outil simple d’aide à la décision et participe à la transition numérique de la formation médicale. Ainsi, elle permet une évaluation du risque selon le profil des patientes et l’établissement de scores. De plus, des avis d’experts ou des orientations internationales sont proposés au besoin.
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