Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

9es RPM du Snitem

21 sept. 2021 - 11:13,
Actualité - DSIH
Cette année, les Rencontres du progrès médical se déroulent en trois sessions en ligne. Le 16 septembre, la deuxième session était consacrée aux « Besoins de santé et numérique : Quels enjeux pour mieux soigner ? ». Synthèse.

Les dispositifs médicaux connectés et les solutions numériques répondent à des besoins de santé réels. Leur utilité a été révélée plus largement avec la crise sanitaire et leur usage – de même que celui de la téléconsultation et du télésoin – continue à se développer. Par ailleurs, les expérimentations Etapes sur la télésurveillance se terminent avec la promesse d’un régime général de prise en charge en 2022, confirmé par la DGOS.

Durant la matinée, quatre domaines de télésurveillance ont été mis en lumière : le diabète gestationnel, les troubles du rythme cardiaque, le cancer du poumon et l’insuffisance respiratoire. Dans tous les cas, les solutions numériques visent à surveiller au plus près l’état de santé du patient pour prévenir les aggravations et les rechutes.

Des preuves d’efficacité tangibles

Grâce à ces solutions, les études montrent un allongement de l’espérance de vie d’environ une année pour les patients atteints d’un cancer du poumon et une amélioration de 20 % de la qualité de vie des patients souffrant d’une pathologie du cœur. En cardiologie, les défibrillateurs et les moniteurs cardiaques implantables sont devenus des standards du parcours de soins. Dans le diabète gestationnel, le suivi à distance facilite le quotidien des femmes enceintes. Dans la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), la télésurveillance prévient les exacerbations, et par conséquent les hospitalisations. Ce sont donc à la fois l’espérance de vie et la qualité de cette dernière qui s’en trouvent améliorées.

Du côté médical, grâce à l’évolution des outils, notamment de télésurveillance en continu, la valeur ajoutée progresse avec des bilans cliniques facilités qui permettent de renforcer la pertinence et l’efficacité des consultations. En prédisant les aggravations, les solutions réduisent les hospitalisations, au bénéfice du système de santé. Dans la BPCO, le coût d’un an de télésuivi équivaut à celui d’un jour d’hôpital.

Comment passer en routine ?

Un certain nombre de freins restent à lever, à commencer par l’accessibilité avec la nécessaire interopérabilité. Les différents intervenants ont également noté un retard de la France sur le déverrouillage de l’accès à la donnée. Un déverrouillage souhaité par les professionnels, mais aussi par les patients, notamment dans le cas du diabète où ceux-ci compilent eux-mêmes les courbes et les données qui ne peuvent pas être rassemblées dans un document unique. L’interopérabilité est la condition sine qua non d’un développement des usages par les professionnels et d’une meilleure articulation entre la médecine de ville et l’hôpital.

Le deuxième frein est d’ordre financier. La prise en charge de ces solutions numériques et des parcours de soins représente aujourd’hui une urgence pour éviter une médecine à deux vitesses. Le financement doit concerner le dispositif lui-même, mais aussi les SI et les services des plateformes et des applications. Reste ainsi encore en suspens la question de la valorisation de la donnée. Les intervenants ont insisté sur la difficulté de la construction des modèles de prise en charge en ville, qui implique des professionnels de santé variés, sans rémunération dédiée claire.

Le dernier enjeu évoqué concerne l’accessibilité à un plus grand nombre de patients. Par exemple, la télésurveillance diabétique n’intervient qu’à un stade avancé de la maladie – 3 500 patients en France sur 3,5 millions de diabétiques. D’après les associations de malades, certains diabétiques sont tentés d’aggraver leur état de santé pour rentrer dans les critères de sélection de l’assurance maladie. En réponse, les autorités sanitaires promettent un régime global de prise en charge de télésurveillance dans le courant de l’année 2022.

La troisième session des RPM 2021 du Snitem se tiendra le 4 octobre de 9 h 30 à 11 h 45 sur le thème « Vers une régulation adaptée à la réponse aux besoins de santé ».

Les replays des deux premières sessions sont à retrouver sur le site du Snitem.

Avez-vous apprécié ce contenu ?

A lire également.

Illustration Le DPI Sillage obtient le référencement Ségur V2

Le DPI Sillage obtient le référencement Ségur V2

23 fév. 2026 - 19:34,

Communiqué

- Numih France

Ce vendredi 20 février 2026, l’Agence du Numérique en Santé (ANS) a confirmé le référencement Ségur V2 du Dossier Patient Informatisé Sillage 26.1* (Couloir Hôpital DPI) développé par Numih France. Sillage compte désormais parmi les DPI référencés Ségur V2 au niveau national, dans un contexte où la ...

Illustration 100 M€ pour faire changer d’échelle la prévention numérique en santé

100 M€ pour faire changer d’échelle la prévention numérique en santé

23 fév. 2026 - 19:24,

Actualité

- Rédaction, DSIH

Un fonds d’investissement de 100 M€ vient d’être lancé pour accélérer la prévention en santé grâce au numérique, avec l’ambition de faire émerger et de massifier des solutions digitales capables de soulager un système de santé sous tension. Porté par Bpifrance et plusieurs acteurs institutionnels, c...

Illustration Aligner la stratégie IA avec le projet d’établissement, le projet médical et le SDSI : une exigence de cohérence et de performance

Aligner la stratégie IA avec le projet d’établissement, le projet médical et le SDSI : une exigence de cohérence et de performance

23 fév. 2026 - 19:09,

Tribune

-
Arnaud HAVE

L’Intelligence Artificielle transforme les organisations, les pratiques professionnelles et les parcours patients. Pourtant, trop d’initiatives émergent encore sous forme d’expérimentations isolées, plutôt que comme la résultante d’une vision stratégique globale. Or, une stratégie IA découle des ori...

Illustration Dedalus intègre la solution Vulgaroo dans InVitro Patient Portal V5.5 et annonce un partenariat stratégique

Dedalus intègre la solution Vulgaroo dans InVitro Patient Portal V5.5 et annonce un partenariat stratégique

23 fév. 2026 - 18:57,

Communiqué

- Dedalus

Dedalus, acteur européen majeur des logiciels pour les établissements de santé et les laboratoires de biologie médicale et d’anatomopathologie annonce un partenariat stratégique avec Vulgaroo, startup française spécialisée dans la vulgarisation des documents médicaux pour les patients.

Lettre d'information.

Ne manquez rien de la e-santé et des systèmes d’informations hospitaliers !

Inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire.