Publicité en cours de chargement...
Etat de la sécurité des SI dans la santé, vision au vitriol de l’Anssi
SI qui présentent une large surface d’attaque, qui sont soumis au triple impératif de Disponibilité, d’Intégrité et de Confidentialité, des équipes qui n’ont pas toujours les moyens suffisants (en langage administratif cela veut dire qu’on gère la misère dans les DSI et dans les équipes cyber internes), multiplicité des métiers entraînant une grande variabilité des attendus.
L’Anssi pointe aussi du doigt le niveau de sécurité de certains progiciels volontairement diminué pour permettre leur fonctionnement dans un contexte de moyens tendu, des équipes SI « trop restreintes » (on aime l’euphémisme, genre le célèbre « Je ne te hais point » du Cid de Corneille), la connexion Internet de certains équipements qui « participe à la vulnérabilité globale » (je ne l’aurais pas dit comme çà mais le sens y est).
Et je cite le rapport de l’Anssi : « Le niveau de risque global sur ces établissements de santé est évalué à élevé. Cette situation s’explique par la conjonction des éléments suivants :
• Des problèmes critiques sur la configuration des annuaires,
• Une obsolescence généralisée du parc informatique,
• Une grande hétérogénéité des systèmes,
• Un manque de moyens et de ressources alloués aux sujets de la cybersécurité,
• Un manque de maturité des éditeurs de logiciels et des intégrateurs qui interviennent auprès des établissements de santé, en terme de cybersécurité. »
Dans le même temps les annonces à grand fracas des pouvoirs publics d’une manne inespérée supposée inonder les finances des hôpitaux est en train de tourner au jeu de bonneteau : il est peu probable que les établissements voient l’ombre d’un billet de banque, et si tant est qu’ils reçoivent quelques miettes ce ne sera que pour faire des audits (comme si on ne savait pas les mesures à prendre), remplir des fiches d’indicateurs (ça on sait faire dans l’administration) et recevoir des guides en veux-tu en voilà.
Rouen, Dax, Villefranche, Oloron Sainte Marie hier : manifestement on n’est pas encore allés suffisamment dans le mur pour que nos décideurs comprennent.
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Identité numérique en santé : l’application carte Vitale change de dimension
17 fév. 2026 - 00:02,
Actualité
- Rédaction, DSIHLa publication au Journal officiel d’un référentiel dédié à l’usage de l’application carte Vitale comme solution d’authentification à distance introduit une évolution plus stratégique que technique. Jusqu’ici perçue comme la déclinaison mobile de la carte physique, l’application est appelée à deveni...

Les enjeux de la médecine du futur autour de la data – les multiples ruptures de paradigmes
16 fév. 2026 - 23:02,
Tribune
-Pas de médecine sans donnée : dès lors que le praticien échange avec son patient, dès lors qu’un prélèvement est analysé, des données sont collectées de façon formelle et/ou tracée, qui lui sont indispensables pour la prise en charge. La médecine des prochaines décennies peut être vue et analysée au...

Accès aux dossiers médicaux : attention aux règles d’habilitation !
11 fév. 2026 - 10:26,
Actualité
-Un établissement de santé a encore récemment été sanctionné [1] pour avoir mal configuré les règles d’habilitation de son personnel accédant aux dossiers médicaux.

Souveraineté numérique : la Plateforme des données de santé migrera directement vers un cloud SecNumCloud d’ici fin 2026
10 fév. 2026 - 08:02,
Actualité
- Rédaction, DSIHSous l’impulsion du gouvernement, la Plateforme des données de santé change de cap : l’État abandonne la solution “intercalaire” pour migrer directement le Système national des données de santé (SNDS) vers un cloud souverain qualifié SecNumCloud, avec une copie complète attendue fin 2026. Cette déci...
