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Covid-19 : les DSI face à la crise – Christian Sarazin, DSIN du centre hospitalier de Provins
Les premières demandes d’équipement en télémédecine sont venues des Ehpad membres du GHT. « Les soignants avaient besoin d’une solution pour obtenir l’avis médical d’un spécialiste à distance, pour ne pas avoir à déplacer les patients et éviter à la fois que leur état de santé ne se dégrade et l’engorgement des urgences déjà accaparées par le Covid-19 », explique Christian Sarazin. C’est Ortif, la plateforme sécurisée de télémédecine portée par le GCS Sesan pour l’Île-de-France, qui a été choisie pour ces téléconsultations. Les téléconsultations sont organisées par les soignants, les résidents ne pouvant gérer seuls les aspects techniques de ces échanges à distance. La direction des systèmes d’information et du numérique a préparé une check-listdes constantes et autres éléments concernant le patient à réunir avant chaque téléconsultation. Ces données sont déposées sur la plateforme de télémédecine pour que le médecin en prenne connaissance en amont du rendez-vous.
La question s’est ensuite posée pour la file active des patients de l’hôpital dont les consultations ont dû être annulées. Ce sont les psychiatres qui très vite ont souhaité pouvoir garder un lien avec leurs patients. Les endocrinologues ont à leur tour exprimé le même souhait. « Avec les secrétaires des consultations externes qui avaient moins de travail, nous avons monté une petite cellule pour organiser la programmation en rassemblant au préalable les éléments nécessaires à une téléconsultation et en établissant des plannings de rendez-vous », rapporte Christian Sarazin. Des micros et des webcams ont également été installés dans les bureaux des médecins.
Depuis le déploiement de la solution, son utilisation par les médecins ne cesse de croître.« La crise du Covid-19 aura permis de montrer l’intérêt de la télémédecine, comme solution complémentaire. C’est particulièrement vrai pour les Ehpad », souligne le DSIN du centre hospitalier de Provins. L’établissement envisageait son installation avant la pandémie du nouveau coronavirus pour pallier des problèmes de permanence des soins avec la ville. « Mais nous avions du mal à la mettre en place. Certains médecins y étaient plutôt réticents. La situation actuelle leur aura permis de tester la technologie », poursuit-il. Selon lui, la crise aidera sans doute à redessiner le modèle de prise en charge dans les établissements de santé et médico-sociaux. Il tient au passage à mettre en garde certains petits établissements moins bien pourvus en ressources informatiques. « Ils peuvent être tentés de recourir à des outils grand public non sécurisés pour réaliser des visioconsultations. Il ne faut surtout pas les utiliser pour des échanges à caractère médical. Il est suffisamment compliqué et difficile en période de crise de maintenir le bon fonctionnement des SI pour ne pas en rajouter en utilisant des systèmes qui augmentent les risques de cybermalveillance », rappelle-t-il.
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