Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

Contentieux éditeurs/hôpitaux : la forme n’affaiblit pas toujours le fond

26 juin 2017 - 14:06,
Tribune - Par Me Omar Yahia & Me Luiza Gabour
Le 14 juin 2016, la Cour administrative de Bordeaux a rejeté la requête formée par un éditeur de logiciels, par laquelle il sollicitait l’annulation d’un jugement ayant refusé de faire droit à sa demande d’annulation du titre exécutoire émis à son encontre par le directeur général du CHU de Limoges.

Un marché avait été conclu entre le CHU de Limoges et la société pour la mise en place d’un logiciel de gestion du dossier médical de spécialité propre au service d’ophtalmologie, avant d’être résilié aux torts exclusifs de l’éditeur par une décision de l’établissement de santé.

L’établissement a émis un titre exécutoire à l’encontre de son prestataire, d’un montant de 39.351,80 €, correspondant à des versements qu’il considérait comme étant indus au titre de l’exécution du marché.

Les juges d’appel ont rappelé le principe selon lequel : « l'annulation par une décision juridictionnelle d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation éventuelle par l'administration et même si le débiteur est déchargé de l'obligation de payer les sommes faisant l'objet du titre ainsi dépourvu de base légale, que la créance de l'administration soit, elle-même, privée de base légale. » (CE, 11 décembre 2006, Mme M., n° 280696).

Cette décision ajoute que « Dès lors cette annulation n'implique pas, lorsque les sommes faisant l'objet du titre exécutoire sont représentées par celles dont le titulaire d'un marché résilié à ses torts reste redevable, que le pouvoir adjudicateur établisse un nouveau décompte général de résiliation du marché. ».

Si, au plan juridique, il n’encourt aucun reproche, le raisonnement de la Cour administrative d’appel de Bordeaux témoigne également de la volonté de ménager les établissements publics malgré leurs erreurs, et ce, en dépit des droits des prestataires privés relégués au second plan. 

Par Me Omar Yahia & Me Luiza Gabour

[email protected]

Avez-vous apprécié ce contenu ?

A lire également.

Illustration Dedalus et Bow Medical renforcent leur partenariat stratégique dans les soins critiques et annoncent un atelier commun lors de D4Evolution 2026

Dedalus et Bow Medical renforcent leur partenariat stratégique dans les soins critiques et annoncent un atelier commun lors de D4Evolution 2026

19 jan. 2026 - 14:59,

Communiqué

- Dedalus

Dedalus, acteur majeur de la santé numérique en Europe, et Bow Medical, éditeur de référence des logiciels spécialisé en anesthésie et réanimation, annoncent le renforcement de leur partenariat stratégique. À l’heure où les hôpitaux doivent conjuguer performance, qualité des soins et maîtrise des re...

Illustration Les Hôpitaux Confluence structurent leurs données de santé avec E-Confluence

Les Hôpitaux Confluence structurent leurs données de santé avec E-Confluence

16 jan. 2026 - 11:39,

Actualité

- Rédaction, DSIH

Les Hôpitaux Confluence poursuivent leur transformation numérique avec la mise en place de E-Confluence, une plateforme dédiée à l’organisation et à l’exploitation des données de santé produites par leurs établissements. Cet outil marque une nouvelle étape dans la structuration des informations clin...

Illustration Évaluation des ESSMS : la HAS précise son système de cotation

Évaluation des ESSMS : la HAS précise son système de cotation

09 jan. 2026 - 10:46,

Actualité

- Rédaction, DSIH

Dans le cadre de l’amélioration continue du dispositif d’évaluation de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), la Haute Autorité de Santé (HAS) apporte des précisions sur le système de cotation. Ces évolutions visent à sécuriser les pratiques d’évaluation et à re...

Illustration La société Nexpublica France sanctionnée par la Cnil

La société Nexpublica France sanctionnée par la Cnil

06 jan. 2026 - 07:56,

Actualité

- Damien Dubois, DSIH

Le 22 décembre 2025, la Cnil a annoncé avoir infligé une amende de 1 700 000 euros à la société Nexpublica France pour manquement à l’obligation d’assurer la sécurité des données personnelles.

Lettre d'information.

Ne manquez rien de la e-santé et des systèmes d’informations hospitaliers !

Inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire.