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OVH agréé, vive le roi !
Tout d’abord, qu’un tel poids lourd investisse le champ de la santé est un gage de pérennité, à la fois pour les clients potentiels, pour le décret lui-même et pour ses concurrents. Le marché est suffisamment vaste à terme pour qu’il y ait de la place pour de tels acteurs, d’autant que, même si beaucoup détiennent l’agrément à ce jour, le segment sur lequel ils se placent ne les positionne pas en concurrents directs : ce n’est pas la même chose de faire de l’hébergement sec que d’héberger une application spécifique en mode SaaS.
Ensuite, l’examen attentif des tarifs de l’offre OVH est riche d’enseignements, notamment si l’on compare exactement la même prestation, selon qu’elle relève de l’agrément (OVH Healthcare) ou pas (Dedicated Cloud). Dans le premier cas, l’offre démarre à 875 euros HT par mois (sauf le premier mois), alors que dans le second elle démarre à 487 euros HT par mois. Il y a certes de petites différences sur la partie supervision (et les offres ne sont d’ailleurs pas faciles à comparer), mais les deux points importants sont d’une part le niveau de l’offre hors HDS, et d’autre part le delta entre les deux offres.
Sur le niveau de l’offre HDS, on retiendra qu’héberger un serveur non HDS coûte au bas mot 6 000 euros par an, et c’est un chiffre dont devraient s’inspirer les DSI pour expliquer à leur direction générale le coût réel d’un datacenter. Ou, c’est selon, un coût dont devraient s’inspirer les DG pour comprendre ce que leur coûte réellement un datacenter.
Sur le delta, on retiendra que se conformer à des processus tendant vers de l’ISO et cadrant le travail d’exploitation tout en assurant un niveau de sécurité minimal fait doubler la facture ou pas loin.
Dans mon établissement, les questions ci-dessus se posent régulièrement : combien coûte un serveur ? On peut soit tenter de faire des comptes d’apothicaire, intégrer le coût du bâti, la consommation électrique et les bouts d’ETP, ou on peut aller taper à la porte du roi pour lui demander ses chiffres.
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