Des armoires informatisées avec interface Prescription
Quel était le besoin de l’établissement ?
La Fondation est un petit établissement de 160 lits, dont 10 de réanimation, et 26 000 séjours par an. En arrivant il y a trois ans et demi, dans le cadre d’un projet d’amélioration de la sécurisation du circuit du médicament, j’ai proposé l’achat d’. Nous avons commencé par un service pilote en juin 2014, la neurologie, puis avons équipé progressivement l’ensemble des unités d’hospitalisation. Je viens de passer la commande de la huitième et dernière armoire.
Quel est le retour des équipes ?
Au début, un temps d’adaptation a certes été nécessaire. L’utilisation de l’armoire prenait un peu plus de temps aux infirmiers, mais ils se sont vite rendu compte de son intérêt. Ils n’ont plus à s’occuper de l’approvisionnement ni à passer les commandes. Ce sont les préparateurs qui montent dans les unités de soins pour effectuer les réapprovisionnements. Et, au niveau de l’établissement, nous n’avons plus de médicaments périmés ni de surstocks.
Nous avons réalisé une étude en comparant la consommation de médicaments du service de neurologie six mois avant et six mois après l’installation de l’armoire. Elle a baissé de 28 %, alors que l’activité de ce service était en nette augmentation la même année.
Comment les armoires sont connectées avec vos logiciels ?
La première interface est celle de la gestion patients. Elle est essentielle pour que les infirmiers puissent prélever pour le bon patient le médicament prescrit. Nous avons également mis en place une interface avec notre logiciel de gestion des stocks. Nous n’avons ainsi pas besoin de ressaisir les demandes. Lorsque nous les éditons, elles s’intègrent directement dans le logiciel avec correction possible des quantités si nécessaire. La traçabilité nominative est effective, y compris pour les médicaments coûteux et les stupéfiants pour lesquels nous n’avons plus besoin d’éditer de relevé d’administration papier.
L’autre interface concerne la prescription. Nous l’avons informatisée au sein de la Fondation Rothschild avec le logiciel DxCare® de Medasys. Nous ne faisons pas de dispensation journalière nominative et n’avons donc pas de piluliers à la pharmacie. Mais nous voulions que la prescription arrive directement dans les armoires pour sécuriser encore mieux le circuit du médicament. Avec l’armoire interfacée au logiciel de prescription, le médecin prescrit, et quand l’infirmier sélectionne le nom d’un patient dans l’armoire, ses traitements sont présélectionnés. D’où une réduction du risque d’erreur.
En plus, son utilisation est extrêmement simple. Tous les services d’hospitalisation sont informatisés, et toutes les armoires sont donc reliées à la prescription. Avec six mois de recul, on constate déjà la satisfaction des équipes.
Quelle est la prochaine étape ?
Comme nous sommes un hôpital essentiellement chirurgical, nous avons beaucoup de dispositifs médicaux. La sécurisation associée à l’optimisation du stockage desdispositifs médicaux est donc l’une de nos grandes problématiques, notamment au regard du manque de place dans l’établissement. Nous réfléchissons donc à l’opportunité de nous équiper également en armoires sécurisées pour dispositifs médicaux.
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