Publicité en cours de chargement...
Les traces d’accès aux données médicales, suite
Dans ce jugement, le tribunal a donné raison à une plaignante, cliente d’une agence bancaire, qui demandait d’accéder aux traces de connexion en ligne à son compte bancaire. Si ce jugement est intéressant dans la mesure où le tribunal a considéré que les traces de connexion étaient communicables à l’usager final, il faut tout de même lui apporter plusieurs bémols.
D’une part, il y avait manifestement un litige autour de la situation débitrice du compte, avec des mails assez inhabituels échangés entre le chargé de compte, le mari de la plaignante et la banque.
D’autre part, ce jugement ne concerne en l’espèce que le domaine bancaire, et rien ne dit qu’il s’appliquerait in extenso au domaine médical – je laisse le soin aux juristes de confirmer ou d’infirmer ce point de vue.
Enfin, et c’est le point qui nous semble le plus important dans le sens où il n’est pas applicable à la situation d’un DPI interne, la plaignante demandait l’accès aux logs de connexion à ses comptes en ligne, et non pas les logs de connexion à ses comptes des agents de la banque eux-mêmes dans le cadre de leurs missions habituelles de gestion. Il n’existe pas d’équivalent dans la santé, puisque par définition nul autre que le patient n’a accès à ses données médicales (en dehors des cas d’exception tels que les tutelles, etc.). La situation sera bien entendu différente si l’établissement de santé propose un portail patient en mode Web (équivalent d’un accès Web à une interface de gestion de comptes) et si le patient demande les traces de connexions IP extérieures à son dossier du fait d’une suspicion d’indiscrétion.
Enfin – et ce sera le dernier point –, Bruno Rasle et moi-même sommes en phase pour considérer que les traces techniques ne relèvent pas du périmètre de la Cada, aspect que j’avais évoqué dans le précédent article sans avoir la certitude de mes conclusions.
Cela étant, si d’autres lecteurs disposent d’éléments nouveaux, je suis preneur. Et, autant le préciser tout de suite, inutile de m’envoyer vos questions pour ce qui concerne la traçabilité de ceux qui demandent l’accès aux traces d’accès des traces d’accès : j’ai déjà assez mal au crâne au bout de deux articles sur ce sujet !
[2] Association française des correspondants à la protection des données à caractère personnel.
[3] http://www.legalis.net/spip.php?page=jurisprudence-decision&id_article=4236
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Publication d’un corpus inédit de comptes rendus médicaux fictifs en open data pour accélérer l’IA en santé
26 mars 2026 - 19:08,
Actualité
- Rédaction, DSIHDans un contexte réglementaire européen exigeant, qui garantit un accès et un partage sécurisés des données de santé, le projet PARTAGES apporte une réponse opérationnelle aux défis posés à l’IA en santé. Coordonné par la Plateforme des données de santé (Health Data Hub) et réunissant 32 partenaires...

Health Data Hub et Microsoft : un cadre juridique clarifié, une souveraineté à construire
23 mars 2026 - 09:58,
Actualité
- Rédaction, DSIHEn validant l’autorisation donnée au Health Data Hub pour traiter des données de santé hébergées par Microsoft en France, le Conseil d’État consolide le cadre posé par la CNIL dans sa décision du 20 mars 2026, relative à l’autorisation CNIL 2025‑013 (délibération n° 2025‑013 du 13 février 2025, proj...

Imprivata lance Agentic Identity Management pour sécuriser et gouverner les agents IA dans le secteur de la santé
11 mars 2026 - 09:52,
Communiqué
- ImprivataImprivata, fournisseur leader de solutions de gestion des identités et des accès pour le secteur de la santé et les industries critiques, vient de dévoiler Agentic Identity Management, de nouvelles capacités conçues pour sécuriser et gouverner les agents IA dans les environnements de soins de santé ...

Un projet de guide sur l’IA en santé soumis à consultation par la HAS et la CNIL
09 mars 2026 - 09:23,
Actualité
- Rédaction, DSIHIssu d’un travail pluridisciplinaire, le projet de guide intitulé « IA en contexte de soins » vise à apporter des éclairages aux professionnels de santé concernant leurs obligations et les bonnes pratiques à adopter. Le document est soumis à consultation publique jusqu’au 16 avril 2026.
