Bien malin qui pourra dire...
Récemment, plusieurs établissements publics ont mis en place des rappels de rendez-vous par sms aux patients. Du rappel à la prise de rendez-vous en ligne il n'y a qu'un pas : la SNCF n'a-t-elle pas totalement dématérialisée la vente de billet de train ?
Deuxième axe, le cabinet Roland Berger qui déclare que, sur le marché de la e-santé, les ténors du Web (Amazon, Google et consort) sont en position de force pour les prochaines batailles. Comprendre là les objets de self quantifying connectés associés à la capacité de traitement à grande échelle des données. Mamie préfèrera certainement un bracelet connecté qui mesure sa tension que d'aller faire la queue chez son généraliste.
Troisième tendance : le Big Data, que l'on retrouve dans tous les numéros papiers ou électroniques des revues spécialisées. Le traitement à grande échelle de données patient et d'évaluation à postériori de protocole de soins va sans aucun doute révolutionner la pratique médicale. Le patient bénéficiera des erreurs passées, et sa prise en charge viendra alimenter l'immense base qui aidera ses successeurs. La CNIL et les pouvoirs publics ont saisi les enjeux massifs, notamment en matière de sécurité, de cette lame de fond.
Quatrième tendance : l'hôpital hyper connecté. On finira par y venir, même si c'est avec 15 ans de retard, à ce Graal du niveau 7 de HIMSS. Quid alors de la pratique médicale au quotidien ? Déjà dans certains établissements il est question de déporter une partie du dossier médical électronique sur des tablettes pour permettre – enfin – aux médecins d'exercer dans une situation d'hyper mobilité interne. Ce qu'ils font déjà depuis des années, mais avec des moyens technologiques dignes du néandertalien.
Cinquième tendance : l'Open Data et notamment l'accès, par le patient, à son dossier médical en ligne depuis son hôpital habituel (et pas le DMP, dont on ne verra certainement jamais le jour). Qui dit accès dit comparaison, challenge des diagnostics et des actes, mise en concurrence, etc. N'est-il déjà pas possible d'obtenir des devis en ligne pour se faire refaire les dents à l'étranger à des prix imbattables ?
Nicholas Taleb (« Le cygne noir », Les belles lettres, 2012) définit un cygne noir comme un événement hautement improbable mais dont l'impact est infini. Selon Taleb, notre présent a été forgé par l'apparition d'avancées technologiques ou de mouvements géopolitiques qui sont des cygnes noirs : l'Internet, le téléphone portable pour les premiers, le 11 septembre pour les seconds, etc. Une chose est donc quasi-sûre : rien de ce qui a été décrit dans les quelques lignes ci-dessus ne constituera la tendance majeure de la santé sur le prochain demi-siècle.
Mais alors : quoi ?
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