Publicité en cours de chargement...
Comment mettre le numérique au service des droits fondamentaux
Ce choix du numérique – qui n’étonnera pas nos lecteurs – s’explique, pour la haute juridiction, par la nouvelle dimension prise par le phénomène : « un triple basculement se manifeste, dans les innovations techniques, dans l’économie et dans l’appréhension du numérique par la société, et renforce les interrogations sur les droits fondamentaux. »
L’étude arrive également à point nommé puisqu’elle éclairera les chantiers en cours tels que le projet de loi sur le numérique qui devrait être soumis au Parlement en 2015, et pour lequel une concertation préalable a été confiée au Conseil national du numérique, et le projet de règlement européen sur la protection des données personnelles.
Pour ce qui concerne la santé, l’étude revient sur la possibilité d’élargir le domaine d’utilisation du NIR (proposition n°22) et rejoint ainsi la CNIL qui (selon son dernier rapport d’activité) admet désormais que le NIR soit utilisé comme identifiant national pour les données de santé. Mais le Conseil d’Etat préconise, en outre, de mettre à l’étude la création d’un numéro national non signifiant et d’évaluer son intérêt pour la conduite des politiques publiques et la simplification des démarches administratives.
Il se dit également favorable à l’extension des usages des big data, en illustrant d’ailleurs leur intérêt par l’affaire du Mediator, mais demande que ces usages s’accompagnent de garanties supplémentaires de protection de la vie privée.
On peut noter que la juridiction administrative cherche à introduire un nouveau concept, « l’autodétermination informationnelle », pour éviter d’avoir à consacrer un droit de propriété des personnes sur leurs données. Le Conseil d’Etat recommande en effet d’écarter toute logique patrimoniale pour la protection des données compte tenu du risque qu’il y aurait alors à ce que l’individu y renonce en aliénant son droit de propriété. Il voit donc avec l’autodétermination informationnelle, c’est-à-dire « le droit de l’individu de décider de la communication et de l’utilisation de ses données à caractère personnel », l’affirmation d’un « principe essentiel donnant sens à d’autres droits fondamentaux afin de mieux les garantir ».
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

IA à l’hôpital : les enseignements organisationnels de l’expérience Gustave Roussy
21 jan. 2026 - 11:31,
Actualité
- Rédaction, DSIHFace à la pression croissante sur les systèmes d’information hospitaliers et à la complexité des parcours de soins, l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les stratégies des établissements de santé. À partir de l’expérience menée à Gustave Roussy, centre de lutte contre le cancer,...

Dedalus et Bow Medical renforcent leur partenariat stratégique dans les soins critiques et annoncent un atelier commun lors de D4Evolution 2026
19 jan. 2026 - 14:59,
Communiqué
- DedalusDedalus, acteur majeur de la santé numérique en Europe, et Bow Medical, éditeur de référence des logiciels spécialisé en anesthésie et réanimation, annoncent le renforcement de leur partenariat stratégique. À l’heure où les hôpitaux doivent conjuguer performance, qualité des soins et maîtrise des re...

Être expert et le montrer !
19 jan. 2026 - 10:57,
Communiqué
- Computer EngineeringComputer Engineering ouvre l’année 2026 en lançant son nouveau site internet. Dans cette version, l’éditeur d’informatique biomédicale affirme clairement son positionnement : concevoir des solutions logicielles complètes dans des domaines bien identifiés, afin de répondre aux attentes des utilisateu...

Les Hôpitaux Confluence structurent leurs données de santé avec E-Confluence
16 jan. 2026 - 11:39,
Actualité
- Rédaction, DSIHLes Hôpitaux Confluence poursuivent leur transformation numérique avec la mise en place de E-Confluence, une plateforme dédiée à l’organisation et à l’exploitation des données de santé produites par leurs établissements. Cet outil marque une nouvelle étape dans la structuration des informations clin...
