Identifiant national de santé et protection des données personnelles
Selon une enquête citée dans le rapport annuel de la Cnil, en 2017, un utilisateur de Smartphone sur deux aura installé une application santé ou bien-être, soit 3,4 milliards de personnes dans le monde. Ce marché est estimé à 26 milliards de dollars en 2017.
Applications de m-santé
Quand elles sont promues par des professionnels de santé, les autorités ou encore des laboratoires, ces applications sont cadrées par les procédures existantes concernant les dispositifs médicaux et l’hébergement des données de santé. Dans son rapport, la CNIL pointe surtout les applications qui n’émanent pas d’acteurs de la santé avec trois préoccupations majeures : le statut à donner à ces données intimes et qui peuvent avoir des conséquences (risque cardio-vasculaire selon la courbe de poids), la centralisation et la sécurisation de ces données (cession, réutilisation) et enfin, le caractère normatif potentiel de ces pratiques dans une démarche assurantielle par exemple.
La CNIL devrait livrer en 2014 ses premières conclusions sur les modalités de régulation envisagées pour accompagner le développement de ce marché tout en préservant la vie privée des utilisateurs.
Identifiant nationale de santé
La commission profite de son rapport d’activité pour remettre sur la table la question de l’identifiant national de santé (INS) qui doit être unique, fiable, sécurisé, pérenne. Le choix du NIR (numéro de Sécurité sociale attribué à chacun dès la naissance) est donc privilégié. Mais la CNIL précise qu’il reste associé à un risque d’interconnexion avec les autres utilisations du NIR (éducation nationale…) et de fichage dans la mesure où la suite de chiffre est signifiante. La commission demande donc des aménagements notamment pour qu’il reste cantonné à la sphère médicosociale et que soit renforcée l’étanchéité de son utilisation comme identifiant de santé par rapport à ses autres applications.
Pour lire le rapport de la CNIL, .
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

EHDS : comment préparer dès aujourd’hui les systèmes d’information de santé
11 mai 2026 - 23:35,
Actualité
- DSIHL’EHDS n’est plus un sujet de prospective : c’est un chantier déjà ouvert. À SantExpo 2026, DSIH y consacrera une Agora le 21 mai, de 12h00 à 12h45, avec Isabelle Zablit, Christophe Le Dantec et Lân Guichot. Animé par Nicolas Schneider, ce rendez-vous décryptera ce que le règlement européen change d...

Sobriété numérique en santé : ce que les indicateurs actuels ne mesurent pas
11 mai 2026 - 20:41,
Tribune
-Le numérique pèse 2,5 % de l’empreinte carbone française. Dans le même temps, les estimations disponibles suggèrent qu’une interaction avec une IA générative peut consommer plusieurs fois plus d’électricité qu’une recherche en ligne classique, parfois autour d’un facteur dix selon les hypothèses ret...

Réseau européen de valorisation des données de Santé : Softway Medical dévoile ses dernières avancées.
11 mai 2026 - 19:18,
Communiqué
- Softway MedicalÀ l'occasion de SantExpo, Softway Medical — éditeur, hébergeur et intégrateur de systèmes d'information en santé auprès de 1 400 établissements en France, en Europe et au Canada — présente les dernières avancées de sa stratégie data.

Olivier Barets : « Avec Docaposte Santé, nous voulons bâtir l’acteur souverain de référence du numérique en santé »
11 mai 2026 - 18:35,
Actualité
- Fabrice Deblock, DSIHÀ l’occasion de la création de Docaposte Santé, Olivier Barets, Directeur général adjoint de La Poste Santé & Autonomie, détaille la vision portée par le groupe La Poste dans le numérique en santé. Consolidation des expertises, souveraineté technologique, architectures « data centrées », IA nativeme...
