Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

« Les points forts de notre candidature reposent sur la simulation et l’évaluation »

06 mai 2014 - 12:26,
Actualité - DSIH
Dans un entretien accordé à DSIH, Monique Cavalier, directrice de l’Agence régionale de santé de Midi-Pyrénées, décrit la démarche de la région dans sa réponse à l’appel à projets Territoire de soins numérique (TSN), dossier  intitulé en forme de clin d’œil : Tarn Santé Numérique.

DSIH : Qu’est-ce qui vous a motivée à présenter la candidature de Midi-Pyrénées dans le cadre de TSN ?


Monique Cavalier
 : Plusieurs chantiers étaient en cours dans la région pour avancer sur le sujet de la collaboration entre les professionnels de santé : des « expérimentations bassins de santé », d’initiative régionale, aux expérimentations PAERPA (1), d’initiative nationale. Nous avons pu observer que la coopération fonctionnait bien sur de nombreux territoires et que la question des systèmes d’information était en train de devenir prioritaire parmi les attentes des professionnels. A la lecture du cahier des charges de TSN, j’ai estimé qu’il nous permettrait de mettre tous nos projets en cohérence.

DSIH : Pour quelles raisons avez-vous retenu le Tarn ?
MC 
: Notre dossier couvre en effet les bassins de santé du Tarn Sud et du Tarn Ouest où les professionnels de tous horizons ont pris l’habitude de travailler ensemble, hôpitaux et libéraux, EHPAD, public ou privé. Ils étaient tous demandeurs que les travaux réalisés jusque-là se prolongent. Il faut ajouter deux atouts supplémentaires avec la présence du centre hospitalier intercommunal Castres – Mazamet et de l’école d’ingénieurs ISIS (2). Il s’agit en outre d’un territoire d’environ 200 000 habitants, caractéristique exigée par le cahier des charges. Nous avons en effet  fait l’effort, en Midi-Pyrénées, de présenter un dossier de candidature totalement conforme aux critères de l’appel à projets.

DSIH : Quelle est l’originalité de votre candidature ?
MC
 : Les points forts de notre candidature reposent sur la simulation et sur l’évaluation. Notre dossier se démarque en effet par l’utilisation d’un « simulateur de parcours connecté », que nous appelons « la fabrique ». Il s’agit d’un projet de plate-forme réalisée par l’école ISIS, qui permet de tester l’interopérabilité en laboratoire, autrement dit sans que les professionnels n’aient à essuyer les plâtres lors du déploiement des services numériques de santé. Ce « Connected Health Lab », où l’on simulera l’environnement professionnel et le parcours des personnes (du domicile à l’hôpital, l’EHPAD ou au cabinet de ville…), intéresse vivement les industriels. Il présente en outre l’intérêt de faciliter les réplications du projet, au sein même de la région sur d’autres territoires, voire dans d’autres régions.

DSIH : Qu’avez-vous prévu pour le volet évaluation ?
MC
 : Nous constituerons, avec Tarn Santé Numérique, une cohorte ad hoc avec l’objectif d’évaluer les impacts des services numériques. Il s’agit pour nous d’un volet important et qui représente environ 10% du budget. Il sera conduit par le Pr Sandrine Andrieu, qui dirige une unité INSERM à l’Université de Toulouse, « Epidémiologie et analyses en santé publique ».

DSIH : Quel est le montant du projet ?
MC
 : Il est d’environ 22 millions d’euros et nous demandons un financement de quelque 20 millions.

DSIH : Que comptez-vous faire si le projet Tarn Santé Numérique n’est finalement pas soutenu par le financement Investissements d’avenir (3) ?
MC
 : Nous maintiendrons la dynamique d’innovation, mais sur des périmètres restreints. Il est sûr que nous ne pourrions pas, dans ces conditions, supporter la dimension industrielle du projet ni financer le volet évaluation.

Propos recueillis par Dominique Lehalle

(1)   L’expérimentation PAERPA (Personnes Agées En Risque de Perte d’Autonomie) est engagée dans le prolongement des travaux du Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie  et décrite par  l’article 48 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2013.

(2)   Informatique et systèmes d'information pour la santé.

(3)   Le programme TSN s’inscrit dans l’axe e-santé, au sein de l’action « Usages, services et contenus numériques innovants », des Investissements d’avenir. Il est doté de 80 millions d’euros pour 3 à 5 projets.

 

 

Avez-vous apprécié ce contenu ?

A lire également.

Illustration La CAIH adopte son nouveau plan stratégique et lance Alternative : un programme pour renforcer la souveraineté numérique des hôpitaux

La CAIH adopte son nouveau plan stratégique et lance Alternative : un programme pour renforcer la souveraineté numérique des hôpitaux

11 fév. 2026 - 14:43,

Communiqué

- C.A.I.H.

La CAIH ouvre un nouveau chapitre de sa stratégie numérique. L’association, qui mutualise les achats informatiques de plus de 2 000 établissements de santé, a adopté début 2026 son plan stratégique quinquennal et lance Alternative, un programme phare destiné à bâtir un socle open source et souverain...

Illustration Accès aux dossiers médicaux : attention aux règles d’habilitation !

Accès aux dossiers médicaux : attention aux règles d’habilitation !

11 fév. 2026 - 10:26,

Actualité

-
Alexandre FIEVEÉ &
Alice ROBERT

Un établissement de santé a encore récemment été sanctionné [1] pour avoir mal configuré les règles d’habilitation de son personnel accédant aux dossiers médicaux.

Illustration Souveraineté numérique : la Plateforme des données de santé migrera directement vers un cloud SecNumCloud d’ici fin 2026

Souveraineté numérique : la Plateforme des données de santé migrera directement vers un cloud SecNumCloud d’ici fin 2026

10 fév. 2026 - 08:02,

Actualité

- Rédaction, DSIH

Sous l’impulsion du gouvernement, la Plateforme des données de santé change de cap : l’État abandonne la solution “intercalaire” pour migrer directement le Système national des données de santé (SNDS) vers un cloud souverain qualifié SecNumCloud, avec une copie complète attendue fin 2026. Cette déci...

Illustration VisuBiosim, le nouvel outil de datavisualisation pour les biosimilaires

VisuBiosim, le nouvel outil de datavisualisation pour les biosimilaires

10 fév. 2026 - 07:54,

Actualité

- Damien Dubois, DSIH

Fin janvier, Thomas Fatôme a annoncé la mise en ligne de VisuBiosim sur la plateforme Data ameli, afin d’encourager les prescriptions de biosimilaires.

Lettre d'information.

Ne manquez rien de la e-santé et des systèmes d’informations hospitaliers !

Inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire.