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La santé et les octets
La plupart des personnes interrogées pointent les bénéfices de l'informatisation des soins. A une large majorité, ils sont effectivement conscients des bienfaits de la télémédecine ou la télésurveillance (76%). Egalement, sont relevés l'amélioration de la coordination des soins (82%) ainsi que la lutte contre les déserts médicaux (69%), qui est justement le cheval de bataille des pouvoirs publics ces derniers temps. Le cabinet Deloitte analyse ces résultats en avançant que l'eSanté pourrait devenir une troisième offre de soins, en sus de la médecine de ville et de l'hospitalisation.
Sur d'autres points en revanche, les résultats du sondage sont plus étonnants. Par exemple, si la majorité est favorable à la transmission électronique des résultats d'examen (86%) ou à leur réception au domicile également sous format électronique, le sondage relève une réticence à un télédiagnostic ou à une première ordonnance en ligne.
Certaines statistiques du sondage sont tout simplement déroutantes. Par exemple, l’appétence vis-à-vis de l'eSanté est corrélée au niveau de revenus. On pourrait certes avancer que ce dernier est lié au niveau social ou d'études supérieures, mais dans ce cas comment expliquer que les femmes soient plus soucieuses de la sécurité de leur données médicales (alors qu'elle sont depuis des années aussi diplômées voire plus que les hommes de la même génération), et que les moins de 35 ans soient 48% à exprimer des craintes à ce propos, contre 30% des plus de 65 ans (dont les générations faisaient moins d'études que maintenant).
Sans plus d'éléments il est hasardeux d'avancer des explications sur ces résultats. Il serait par contre intéressant de faire la comparaison entre la perception du grand public sur la transition progressive et inéluctable des services de santé vers le numérique, et le même mouvement qui a eu lieu dans les banques il y a une dizaine d'années, avec la gestion des comptes des particuliers sur Internet et le développement de la banque à distance.
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