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La plateforme de télémédecine Rofim lève 10 millions d’euros pour poursuivre sa croissance et internationaliser son activité
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L’histoire de Rofim débute en 2018 grâce à une solution digitale destinée à promouvoir un accès égalitaire aux soins. Quels nouveaux chapitres s’écrivent aujourd’hui ?
Notre plateforme de télémédecine intègre actuellement six modules, ce qui permet de répondre aux besoins de l’hôpital qui sont très hétérogènes. Rofim se déploie désormais auprès de 1700 établissements de santé et dénombre 70 000 professionnels de santé utilisateurs. Nous sommes présents en France métropolitaine et demeurons leader en Outre-Mer où notre engagement d’assurer un accès égalitaire aux soins prend tout son sens. Nous promouvons un échange entre les territoires d’Outre-Mer, notamment entre la Martinique et la Guyane. Nous évitons les déplacements des chirurgiens martiniquais en Guyane au moyen d’un nouveau module de téléassistance chirurgicale. Les blocs opératoires sont ainsi reliés entre eux grâce à des lunettes connectées. L’objectif est de diminuer le déplacement des soignants, mais aussi des patients.
Votre première levée de fonds a eu lieu en 2021 pour un montant de 5 millions d’euros, et vous venez de lever 10 millions d’euros. Quels sont les principaux investisseurs ?
Eu égard aux investisseurs, cette nouvelle levée de fonds rime avant tout avec le mot fidélité. Etaient présents en 2021 et restent aujourd’hui présents à nos côtés la Caisse des dépôts avec qui nous partageons une vision commune, Orange Ventures Impact dont Rofim était la première participation à impact, et la Région Sud Investissement dont la pérennité est liée à l’implantation de nos emplois sur le territoire Sud. Notre équipe salariée, qui comptera 50 collaborateurs à la fin de l’année, est majoritairement localisée à Marseille. Cette levée de fonds rime également avec le terme nouveauté. Deux nouveaux investisseurs nous ont rejoints : CAAP Création, le fonds de capital-risque du Crédit Agricole Alpes Provence, et Buenavista Capital.
Quels sont les objectifs poursuivis par cette nouvelle levée de fonds ?
Cette levée de fonds poursuit trois objectifs stratégiques. Le premier objectif vise à accélérer son expansion internationale. Rofim est présent dans 12 pays et compte 175 partenaires, ce qui démontre une valeur ajoutée plus grande à l’utilisateur. Nous souhaitons mettre en œuvre une vraie stratégie dédiée et être pro-actif. Le second objectif est destiné à déployer l’intelligence artificielle au sein de notre plateforme. Cette dernière intègre déjà un algorithme sémantique grâce aux travaux engagés par un chercheur d’Avignon qui est détaché chez Rofim.
En 2024, nous avons également été sélectionnés parmi 24 start-ups pour intégrer le programme « Google for Startups Growth Academy 2024 : AI for Health ». Cette nouvelle levée de fonds prolonge nos travaux et permettra de donner corps à notre roadmap en matière d’IA. L’enjeu est d’intégrer l’IA dans chacun de nos modules pour, in fine, augmenter le temps soignant auprès du patient. Le troisième objectif concerne le recrutement. Nous entendons rester leader sur le secteur hospitalier français en adoptant une stratégie d’upsell plus forte.
Vous avez récemment noué un partenariat stratégique avec le groupement d’intérêt public Okantis. Ce partenariat est le fruit de deux ans d’échange entre nos deux structures et nos équipes qui travaillent ensemble. Le GIP Okantis et Rofim partagent un ADN commun, et le partenariat avec le public permet de porter cette notion d’intérêt général qui est très forte pour nous.
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