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Un premier entrepôt national de données de santé pour la médecine de ville

28 nov. 2023 - 09:24,
Actualité - DSIH
Le consortium P4DP, Platform for Data in Primary Care, a annoncé le 22 novembre ses objectifs pour le premier semestre 2024.

La première plateforme nationale de données de santé pour la médecine générale vient d’être créée par P4DP. Le projet a été lancé en mars après la décision de labélisation France 2030 et les plus de 9 millions d’euros accordés sur trois ans par l’État.

Les acteurs de la plateforme

P4DP est composé de six acteurs experts de l’écosystème du soin, de la recherche et des nouvelles technologies : l’université Côte d’Azur, l’université de Rouen Normandie, le CHU de Rouen, le Collège national des généralistes enseignants, le Heath Data Hub et, enfin, la société Loamics qui apporte la brique technologie au projet. 

L’objectif de cette plateforme est d’améliorer la qualité des soins et l’évaluation des pratiques en médecine de ville tout en soutenant le système de soins français. Le calendrier a été précisé fin novembre. D’ici à la fin du premier semestre 2024, l’ambition est de fournir l’outil de visualisation de données « augmenté » destiné aux médecins et de premiers rapports de veille épidémiologique, mais aussi de permettre l’accès de la plateforme aux patients présentant certaines spécificités. Toutes les informations, dont les notices d’information pour les patients et les professionnels de santé, sont accessibles sur le site du projet P4DP.

Recueillir les données de santé des patients

La première mission de P4DP est de rassembler les données en soins primaires de plus de 35 régions françaises et auprès de plus de 2 000 cabinets ou structures médicales pluriprofessionnelles à des fins de recherche et d’amélioration de la qualité des soins. Selon les prévisions, plus de 5 millions de données seront collectées d’ici à fin 2025. Trois types d’applications sont prévus :

  • La création d’outils de datavisualisation à destination des médecins et chercheurs ;
  • Une veille épidémiologique ;
  • L’identification de patients porteurs de caractéristiques définies en vue de la prévention ou de la recherche.

Les données de soins primaires chaînées avec celles de la Cnam

P4DP devrait, grâce au Health Data Hub, chaîner les données de soins primaires avec les données de la base principale du Système national des données de santé (SNDS) et permettre ainsi de les enrichir et de contribuer à l’avancée de l’analyse et de l’amélioration de la santé populationnelle.

À lire aussi : Données de santé, entre impératif de protection et nécessité d’ouverture

Mieux comprendre les évolutions avec la science des données

La plateforme a également un objectif prospectif avec une vision sur plusieurs années reposant sur la construction d’algorithmes robustes d’aide à la décision pour les diagnostics. Elle se base par ailleurs sur la science des données, branche de l’intelligence artificielle, en termes de visée thérapeutique.

Le consortium prévoit de nombreuses applications, à commencer par un meilleur recensement des dépistages de cancers et des risques cardiovasculaires grâce à une définition plus fine des risques, ou l’accélération et la fiabilisation des remontées de pharmacovigilance. Enfin, l’outil devrait permettre d’identifier les patients sortis du parcours de soins afin de les inviter à consulter leur médecin.

Une exigence de qualité scientifique et éthique

Le consortium insiste également sur quatre piliers de l’utilisation des données :

  • La plateforme technique est sécurisée avec un hébergement souverain pour accéder à des données faisant l’objet d’un traitement d’anonymisation avancé et contrôlé.
  • Le cadre réglementaire strict est basé sur un engagement de conformité au référentiel de la Cnil sur les entrepôts de données de santé.
  • Le comité scientifique et éthique veille à la qualité scientifique et éthique des travaux, au respect des règles de gouvernance, notamment en ce qui concerne l’information des patients et des professionnels de santé, ainsi qu’à la politique de publication dans les revues scientifiques.

Enfin, le portail de transparence est en cours de construction. Certains indicateurs destinés au dépistage ou à l’évaluation des pratiques seront spécifiquement destinés aux médecins. Par ailleurs, les grandes phases du projet et les chiffres clés issus de la collecte des données seront présentés au grand public

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