Publicité en cours de chargement...
Microsoft Defender : la CVE-2021-1647 n’est plus réservée aux attaquant étatiques
Parmi les 83 vulnérabilités corrigées en janvier par Microsoft, c’est la seule annoncée par l’éditeur comme ayant été observée lors d’attaques [1]. D’après un article de Tom Spring sur Threat Post [2], cette faille aurait même pu être utilisée lors de la gigantesque attaque estimée comme étant de niveau étatique ayant visé l’éditeur SolarWinds [3 ], puis ses clients...
Si votre côté « utopiste optimiste » pouvait vous laisser penser que nous n’avions rien à craindre concernant l’utilisation de cette vulnérabilité contre nos modestes SI de santé français pour l’instant, car réservée aux « pirates du Kremlin », sachez qu’un premier « exploit » a été rendu publique ces derniers jours.
Il permet la neutralisation de l’antivirus embarqué dans Windows.

Même si l’utilisateur ne dispose pas des privilèges lui permettant d’arrêter le service « windefend » :

L’exécution du POC dans ce contexte utilisateur va tuer le processus et le tuera à nouveau à chaque tentative de redémarrage.

Même si ce POC « de base » ne permet « que » la neutralisation de l’antivirus et qu’il nécessite une exécution locale, il pourrait bien permettre aux attaquants déjà rentrés ou sollicitant l’utilisateur « clique partout » de gagner beaucoup de temps dans leurs phases successives de compromission et leurs déplacements latéraux.
Ne nous voilons pas la face, des POCs clés en main permettant de réaliser une exécution de code arbitraire ne vont pas tarder à émerger plus largement…
Et une exécution de code arbitraire via un service lancé par l’utilisateur « system », c’est une aubaine que tout attaquant qui se respecte ne va pas manquer de saisir !
Il ne nous reste plus qu’une chose à faire ! Vérifier que nos machines soient patchées, et si ce n’est pas le cas, appliquer rapidement le correctif de sécurité de janvier.
Pour rappel, les versions du moteur d’antivirus inférieures à la version 1.1.17700.4 sont vulnérables, et ce, peu importe la version de Windows utilisée.

L’information peut également être récupérée rapidement via Powershell :

Je n’ai plus qu’à vous souhaiter bon courage et happy patching !
[1] https://msrc.microsoft.com/update-guide/vulnerability/CVE-2021-1647
[2] https://threatpost.com/critical-microsoft-defender-bug-exploited/162992/
[3] https://www.cert.ssi.gouv.fr/alerte/CERTFR-2020-ALE-026/
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Identité numérique en santé : l’application carte Vitale change de dimension
17 fév. 2026 - 00:02,
Actualité
- Rédaction, DSIHLa publication au Journal officiel d’un référentiel dédié à l’usage de l’application carte Vitale comme solution d’authentification à distance introduit une évolution plus stratégique que technique. Jusqu’ici perçue comme la déclinaison mobile de la carte physique, l’application est appelée à deveni...

Les enjeux de la médecine du futur autour de la data – les multiples ruptures de paradigmes
16 fév. 2026 - 23:02,
Tribune
-Pas de médecine sans donnée : dès lors que le praticien échange avec son patient, dès lors qu’un prélèvement est analysé, des données sont collectées de façon formelle et/ou tracée, qui lui sont indispensables pour la prise en charge. La médecine des prochaines décennies peut être vue et analysée au...

Accès aux dossiers médicaux : attention aux règles d’habilitation !
11 fév. 2026 - 10:26,
Actualité
-Un établissement de santé a encore récemment été sanctionné [1] pour avoir mal configuré les règles d’habilitation de son personnel accédant aux dossiers médicaux.

Souveraineté numérique : la Plateforme des données de santé migrera directement vers un cloud SecNumCloud d’ici fin 2026
10 fév. 2026 - 08:02,
Actualité
- Rédaction, DSIHSous l’impulsion du gouvernement, la Plateforme des données de santé change de cap : l’État abandonne la solution “intercalaire” pour migrer directement le Système national des données de santé (SNDS) vers un cloud souverain qualifié SecNumCloud, avec une copie complète attendue fin 2026. Cette déci...
