Publicité en cours de chargement...
L’interopérabilité au cœur des projets de données (volet 3)
Il existe un grand nombre de bases de données dans le secteur de la santé. Pour ce qui est de l’hôpital, le premier entrepôt est sans nul doute constitué par le dossier patient informatisé avec, à l’échelon national, son pendant, le dossier médical partagé. Mais ces unités de stockage, aussi fournies soient-elles, ne sont pas exhaustives. Pour François Decourcelle, directeur adjoint de l’innovation chez Enovacom, « tout l’intérêt d’un entrepôt de données est de servir le plus de cas d’usage possibles avec, en plus des données issues du soin et du parcours de soins, des données médico-économiques liées aux patients qui ne sont pas stockées dans le DPI, des données génomiques ou encore celles que produisent les objets connectés et les appareils biomédicaux ». Quels sont ces usages ? Le soin et le parcours de soins, le pilotage médico-économique d’un établissement et enfin la recherche, pour construire les moteurs d’intelligence artificielle, par exemple. « Nous entrons aujourd’hui dans l’ère des entrepôts génériques capables de couvrir tous ces usages, et de construire les usages futurs », indique François Decourcelle.
L’importance de l’interopérabilité
La grande question que posent ces espaces de stockage demeure l’interopérabilité. Les données proviennent de centaines d’applications différentes. Il faut donc disposer d’outils capables de les adresser à un entrepôt, qu’il soit hospitalier ou interhospitalier. « Certaines données – biomédicales notamment ou produites au domicile du patient – nécessitent une solution spécifique d’intégration, avec une problématique complémentaire de vélocité pour être acheminées vers un entrepôt unique », explique le directeur adjoint de l’innovation d’Enovacom. L’intégration des données génomiques et d’imagerie dans un tel entrepôt est également plus complexe. Pour pallier cette difficulté se développe l’idée non pas de déplacer la donnée, mais de lui associer un lien d’accès de type Internet dans l’entrepôt, ce qui présente l’avantage de réduire les coûts de stockage.
Une fois toutes ces données réunies dans un entrepôt, il convient de pouvoir y accéder facilement d’un point de vue technique. L’alignement sémantique d’informations de sources différentes est fondamental. L’entrepôt doit rester le plus neutre possible, avec un accès ouvert dans le futur, en se basant sur des standards et des normes modernes d’échange. « Chez Enovacom, nous utilisons des normes internationales comme HL7 FHIR qui permettent à n’importe quel acteur d’accéder aux données, précise François Decourcelle qui ajoute : Dans tout projet d’entrepôt, la problématique de l’interopérabilité est la première question à se poser. »
Retrouvez les volets 1 et 2 :
/article/3507/l-interoperabilite-au-coeur-des-projets-de-donnees-volet-1.html
/article/3523/les-ght-et-la-convergence-au-coeur-des-projets-de-donnees-volet-2.html
À propos d’Enovacom
Filiale d’Orange Business Services, Enovacom, société éditrice de logiciels dédiés au monde de la santé, a été créée en 2002 afin de faciliter l’échange et le partage de données patients en toute confiance.
L’entreprise a développé une suite logicielle permettant d’assurer l’interopérabilité et la sécurité des données entre tous les acteurs du système de santé. Ses outils sont essentiels pour constituer le socle e-santé de demain. Ils permettent :
- d’échanger et de partager les données de santé entre établissements de santé ;
- d’assurer la confidentialité de ces données en sécurisant les accès ;
- d’exploiter les informations médicales.
Avec plus de 170 collaborateurs en France et un développement international engagé au Canada, au Royaume-Uni, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg, Enovacom travaille aujourd’hui quotidiennement avec plus de 1 500 établissements de santé.
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

La société Nexpublica France sanctionnée par la Cnil
06 jan. 2026 - 07:56,
Actualité
- Damien Dubois, DSIHLe 22 décembre 2025, la Cnil a annoncé avoir infligé une amende de 1 700 000 euros à la société Nexpublica France pour manquement à l’obligation d’assurer la sécurité des données personnelles.

Mise en place du Registre national des cancers
06 jan. 2026 - 07:54,
Actualité
- Damien Dubois, DSIHUn décret du Conseil d’État, paru le 28 décembre, fixe les modalités de mise en œuvre du Registre national des cancers. La loi du 30 juin 2025 confiait le pilotage et la production des données d’épidémiologie et de soins à l’Institut national du cancer.

Cyber : on est les meilleurs !
06 jan. 2026 - 07:46,
Tribune
-En 2025, on n’aura pas gagné la Coupe du monde de foot, on n’aura pas trouvé de pétrole sous l’Arc de Triomphe, on n’aura pas rapatrié Gemplus (que les Américains nous ont chipé dans les règles de l’art), mais on aura battu un record : celui du pays qui cumule le plus de fuites de données personnell...
VIDAL lance un programme stratégique d’intégration IA générative à sa base de connaissances médicales
23 déc. 2025 - 07:21,
Communiqué
- VIDALVIDAL, spécialiste européen de l’aide à la décision thérapeutique, engage un programme stratégique pour connecter les technologies d’Intelligence Artificielle (IA) de pointe à sa base de connaissances médicales et à ses outils d’aide à la décision (CDS), reconnus pour leur fiabilité. Ce projet marqu...
