Publicité en cours de chargement...
Sécurité : « Regarder la vérité en face »
« Nous avons des contraintes à court terme qui ne nous incitent pas à nous préoccuper de sécurité, a reconnu Pierre Thépot, directeur du centre hospitalier de Moulins-Yzeure, chargé du pilotage du chantier système d’information (SI) convergent pour le groupement hospitalier de territoire Allier – Puy-de-Dôme[2]. J’ai commencé à m’en soucier quand j’ai découvert que nous devions déclarer les événements indésirables graves à partir du 1er octobre 2017. »
Plus de 1 300 attaques signalées
Président bénévole, en 2016, de la CAIH (Centrale d’achat de l’informatique hospitalière), il a commencé par tester l’outil de logimétrie proposé par l’organisme. « J’ai été effaré de voir les attaques dont on était victime, insiste-t-il. Je pense que la première chose à faire, quand on est DG, c’est de regarder la vérité en face. » Or la plupart des responsables d’établissement n’ont pas forcément conscience des cybermenaces, ou en tout cas de leur ampleur, comme l’a souligné Philippe Roussel, ancien directeur d’hôpital et chargé de mission au Centre national de l’expertise hospitalière (CNEH). « Quand j’ai annoncé à mes collègues que plus de 1 300 attaques avaient été signalées au FSSI [fonctionnaire de sécurité des SI] des ministères sociaux en 2016, ils ne pensaient pas que le chiffre pouvait être aussi élevé. » Et encore ne s’agit-il que des incidents déclarés…
Le maillon le plus faible
Faire un audit de sécurité, mesurer le risque, ses impacts, établir un plan d’action… Pierre Thépot a ensuite détaillé la démarche. Comparant la sécurité à « la solidité du maillon le plus faible d’une chaîne », il a attiré l’attention sur les pratiques des chercheurs (utilisateurs fréquents de Dropbox !) et sur les matériels biomédicaux, « souvent un peu à la marge de nos SI ». « Il faut mettre en place un système de gouvernance interne, conclut-il, donnant pour exemple un rendez-vous biannuel des responsables SI et sécurité du SI avec la direction. » Une évolution d’autant plus incontournable dans le contexte des GHT.
[1]
[2] Lire DSIH Magazine, février 2017, page 48.
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

« Repères Dimensionnels DSI » : l’Anap lance un outil pour dimensionner les équipes SI des groupements hospitaliers
18 fév. 2026 - 10:20,
Communiqué
- l’AnapLe dimensionnement des équipes en charge des Systèmes d’Information est essentiel pour les groupements hospitaliers. Les établissements manquent de repères pour structurer leurs équipes et organiser la convergence des Directions des SI. C’est pourquoi l'Anap met à disposition un outil intitulé « Rep...

Identité numérique en santé : l’application carte Vitale change de dimension
17 fév. 2026 - 00:02,
Actualité
- Rédaction, DSIHLa publication au Journal officiel d’un référentiel dédié à l’usage de l’application carte Vitale comme solution d’authentification à distance introduit une évolution plus stratégique que technique. Jusqu’ici perçue comme la déclinaison mobile de la carte physique, l’application est appelée à deveni...

Les enjeux de la médecine du futur autour de la data – les multiples ruptures de paradigmes
16 fév. 2026 - 23:02,
Tribune
-Pas de médecine sans donnée : dès lors que le praticien échange avec son patient, dès lors qu’un prélèvement est analysé, des données sont collectées de façon formelle et/ou tracée, qui lui sont indispensables pour la prise en charge. La médecine des prochaines décennies peut être vue et analysée au...
Bases médicamenteuses, robots, SI : Computer Engineering laisse le choix aux utilisateurs
16 fév. 2026 - 22:50,
Communiqué
- Computer EngineeringLes solutions biomédicales de Computer Engineering se caractérisent sur le marché des SI par leur interopérabilité. Afin de tenir sa promesse de souplesse et de compatibilité, l’éditeur applique cette philosophie d’ouverture à tous ses développements, en multipliant les options proposées aux équipes...
