Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

2016, l'année des GHT...ou pas

04 jan. 2016 - 10:20,
Tribune - Cédric Cartau
De modifications en modifications, le projet de loi de santé 2015 a finalement été voté avec quelques changements, certes à la marge pour ce qui concerne le volet SI. Petit tour d'horizon des acteurs en présence.  

Acteurs numéro 1 : les directeurs d'établissements, qui sont tout sauf stupides et qui pour bon nombre ont parfaitement compris qu'à terme l'autonomie de gestion dont ils disposent aujourd'hui va disparaître. Paradoxe étonnant, en off la plupart d'entre eux conviennent qu'en fait d'autonomie, vue la pression sur les budgets de fonctionnement il ne leur reste déjà plus grand chose et que la mutualisation des fonctions supports est déjà leur seule planche de salut.

Acteurs numéro 2 : les maîtrises d'ouvrage métier (médicales bien entendu mais pas que : DRH, logistique, etc.). S'il y a peu de changements à prévoir dans l'unité de soins (à part une reconfiguration de l'offre de soins régionale, mais c'est une autre histoire), côté support en revanche ce n'est pas le même sketch. Quand la DRH d'un petit établissement va devoir utiliser les outils SI du gros d'à côté, la marche à franchir ensuite pour fusionner les deux DRH est mince. Pas de réaction pour le moment, la plupart ne voient pas encore venir le coup.

Acteurs numéro 3 : les DSI.

Alors là cela va être du sport : l'abandon par un DSI local de ses prérogatives féodales sur son petit SI va générer les résistances les plus fortes. Quand certains, issus des anciens CRIH, ont mis des années à se reconstruire leur petit empire à l'ombre du CHU, les faire revenir dans le giron et les transformer en responsable applicatif (au mieux) ou micro (dès fois) va relever de la haute voltige managériale. Bon en même temps vu la moyenne d'âge de certains, il vaudra peut-être mieux attendre la retraite.

Acteurs numéro 4 : les éditeurs, dont on parle peu.

Ils se manifestent pas mal depuis quelques temps (cf une intervention récente du LESSIS) prenant conscience que le gâteau sur lequel ils sont assis va se reconfigurer sous peu, et qu'il risque y avoir de la casse. On voit fleurir çà et là des publications tentant de démontrer que l'avenir est à l'interopérabilité, alors que cette politique, promue par feu le GMSIH pendant des années, s'est lamentablement vautrée et qu'aucun pays de l'OCDE n'y est parvenu. Toujours prompts à critiquer le morcellement (certes avéré) du monde de la santé en France et des coûts de gestion de relation commerciale que cela impose, les éditeurs sont aussi parmi les derniers à se reconfigurer (fusion, rachat). Des récentes études ont pourtant montré que la majorité d'entre eux ne verront pas la prochaine décennie et que ce monde se caractérise par son extrême morcellement et sa rentabilité préoccupante.

Acteurs numéro 5 : les RSSI

Bon, on est à peine 50 en France (pour les établissements publics), alors même si on divise le nombre d'entité juridique par 10, on sera toujours en sous effectif pour la décennie à venir. Une des versions de travail du projet de loi prévoyait que l'établissement support assurerait la sécurité du SI des établissements adhérents : cela eut constitué un fort levier dans la convergence demandée, mais cet article a été finalement écarté au profit d'une obligation de signalement des incidents de sécurité auprès des ARS : quels incidents, de quelle nature et auprès de qui à l'ARS, aucune précision.

Bref, c'est pas gagné.

Avez-vous apprécié ce contenu ?

A lire également.

Illustration Le DPI Sillage obtient le référencement Ségur V2

Le DPI Sillage obtient le référencement Ségur V2

23 fév. 2026 - 19:34,

Communiqué

- Numih France

Ce vendredi 20 février 2026, l’Agence du Numérique en Santé (ANS) a confirmé le référencement Ségur V2 du Dossier Patient Informatisé Sillage 26.1* (Couloir Hôpital DPI) développé par Numih France. Sillage compte désormais parmi les DPI référencés Ségur V2 au niveau national, dans un contexte où la ...

Illustration 100 M€ pour faire changer d’échelle la prévention numérique en santé

100 M€ pour faire changer d’échelle la prévention numérique en santé

23 fév. 2026 - 19:24,

Actualité

- Rédaction, DSIH

Un fonds d’investissement de 100 M€ vient d’être lancé pour accélérer la prévention en santé grâce au numérique, avec l’ambition de faire émerger et de massifier des solutions digitales capables de soulager un système de santé sous tension. Porté par Bpifrance et plusieurs acteurs institutionnels, c...

Illustration Aligner la stratégie IA avec le projet d’établissement, le projet médical et le SDSI : une exigence de cohérence et de performance

Aligner la stratégie IA avec le projet d’établissement, le projet médical et le SDSI : une exigence de cohérence et de performance

23 fév. 2026 - 19:09,

Tribune

-
Arnaud HAVE

L’Intelligence Artificielle transforme les organisations, les pratiques professionnelles et les parcours patients. Pourtant, trop d’initiatives émergent encore sous forme d’expérimentations isolées, plutôt que comme la résultante d’une vision stratégique globale. Or, une stratégie IA découle des ori...

Illustration Dedalus intègre la solution Vulgaroo dans InVitro Patient Portal V5.5 et annonce un partenariat stratégique

Dedalus intègre la solution Vulgaroo dans InVitro Patient Portal V5.5 et annonce un partenariat stratégique

23 fév. 2026 - 18:57,

Communiqué

- Dedalus

Dedalus, acteur européen majeur des logiciels pour les établissements de santé et les laboratoires de biologie médicale et d’anatomopathologie annonce un partenariat stratégique avec Vulgaroo, startup française spécialisée dans la vulgarisation des documents médicaux pour les patients.

Lettre d'information.

Ne manquez rien de la e-santé et des systèmes d’informations hospitaliers !

Inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire.