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2014 : le bêtisier
En janvier, gros débat sur le coût réel du DMP : 187 millions selon l'ASIP, plus de 500 millions selon la Cours des Comptes. Le plus drôle c'est que même à 187 millions, cela fait tout de même cher payé les 380 000 dossiers ouverts, pour la plupart vides ou inactifs. Heureusement que le ridicule ne met personne tout nu, sinon on aurait froid aux fesses à l'ASIP.
En février, un journaliste condamné pour avoir téléchargé des documents sur un espace web non protégé du site de l'ANSES. Après une première relaxe, le journaliste est finalement condamné en appel au milieu de magistrats totalement dépassés par la technique, qui disent « gogleu » pour Google et « lojin » pour login.
En avril, premières labellisations pour des logiciels de santé. Presque 10 années après l'affaire d'Epinal, il était temps : à ce jour le processus de qualification des logiciels- que ce soit les premières versions ou les mises à jour – relève de l'amateurisme.
En juin, des représentants de malades accusent certaines associations de patients de mercantilisme, piloté plus ou moins par des industriels. Quand on sait le pactole qui se cache derrière certaines pathologies, plus rien ne nous étonne en fait, si ce n'est l'étonnement de certains.
En juillet, un ancien dirigeant de l’ASIP Santé présente sa vision des leviers pour faire de la France un leader de l'e-santé. On ne se marre pas au fond de la salle s'il vous plait !
En août, un avant-projet de loi de refonte de la gouvernance sur le DMP, avec une fusion possible entre plusieurs agences. Da-llas, ton univers impitoya-a-bleu !!!
Septembre, ce fut chargé. Alors que tout le monde sait que l'un des gros soucis de la télémédecine c'est la tarification des actes, la DGOS joue les autistes et renvoie à des supposées questions d'organisation. Et l'ASIP Santé qui change encore de secrétaire générale, décidément !!!
Octobre, l'AP-HP pourrait renoncer à un déploiement complet d'ORBIS. Le côté drôle de la brève, c'est l'emploi du conditionnel.
Novembre, morosité dans les milieux de l'e-santé. Parmi les indicateurs en forte baisse il y a celui de la confidentialité des données médicales. Soyons clairs, entre l'externalisation de la frappe des comptes rendus médicaux, les hébergeurs privés sans agrément, l'ingérence de certaines sociétés pharmaceutiques dans les dossiers médicaux des grands CHU sous couvert de recherche clinique, la confidentialité c'est comme une discussion sur le sexe entre adolescents mâles pré-pubères : tout le monde l'a vu et aimerait le toucher, mais personne ne l'a fait.
Décembre, trêve des confiseurs on est tous restés devant le sapin.
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