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Petite ou grosse rentrée ?
Apple ouvre le bal avec les nouvelles règles de protection des données médicales du service HealthKit. En fait de mesures, il s'agit d'interdire aux éditeurs l'utilisation commerciale des données de santé de l'utilisateur, comme par exemple la vente à des annonceurs de produits amincissants pour les individus en surpoids. Par contre, Apple autorise le partage de données à des fins de recherche médicale avec l'accord de l'utilisateur. Nul doute que la CNIL va prochainement mettre son nez dans ce système ultra-permissif : on rappelle en effet que le stockage de données de santé ainsi que leur utilisation à des fins de recherche sont rigoureusement réglementés en France.
Puis, c'est au tour de l'IGAS de critiquer les systèmes d'information des SDIS et des SAMU, qui sont le plus souvent isolés, non inter opérables et engendrent à la fois des coûts pour les pouvoirs publics, et de l'inefficience pour la prise en charge médicale. Comme d'habitude au pays du fromage, les crânes d'œufs dans leur tour d'ivoire parisienne rejettent sur autrui leur incompétence crasse. Les SAMU et les SDIS, jusqu'à preuve du contraire, sont calqués sur un découpage départemental du territoire national, quand la plupart des pays industrialisés sont passés à l'échelon régional. L'incapacité des pouvoirs publics à diviser par deux le nombre des régions et à supprimer les départements a des conséquences directes sur le monde de la santé, qui vit au rythme de ce découpage. Bref, rien de nouveau sous le soleil et cela depuis Napoléon, à l'origine dudit découpage – soit tout de même 2 siècles.
Enfin, la société d'étude Parks Associates prévoit une explosion des consultations médicales en lignes – et en vidéo -, qui passeront de 5,7 millions en 2014 à plus de 130 millions en 2018. Il serait intéressant de disposer d'une estimation sur notre territoire national. Rappelons en effet que la télémédecine sous toutes ses formes est annoncée régulièrement à chaque Gosplan santé (soit tous les 4 ans environ) et ce depuis au bas mot 15 ans, et que nous somme comme Sœur Anne : nous ne voyons pas venir grand-chose. Si ce n'est des effets d'annonce ou quelques initiatives locales, qui ne sont jamais à mettre au crédit des crânes d'œuf susnommés, ce qui ne les empêchera pas de s'en attribuer le mérite quand cela fonctionnera.
Vraiment, les affaires reprennent ! Et dire que j’avais peur de m’ennuyer !
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