Nouvelle subvention de la DGOS dans le but de « booster » la MSSanté
Dans une instruction publiée le 18 janvier, la DGOS annonçait l’accord d’une subvention exceptionnelle pour la réalisation de projets d’utilisation de la messagerie sécurisée de santé pour la transmission de la lettre de liaison et des résultats d'examens de biologie médicale.
Les projets devront être réalisés entre le 1er juin 2017 et le 14 septembre 2018.
Une aide à l'amorçage de projet de 200 000€ sera versée en 2017 et une enveloppe de 300 000€ sera versée en 2018 à condition d'avoir atteint les objectifs définis par la DGOS.
J'en vois déjà se frotter les mains, mais attention ces subventions d’un forfait unique pour chaque projet ne seront attribuées qu’à ceux portés par les ARS. Chaque ARS ne pourra présenter qu'un seul projet pour sa grande région.
La MSS et ses nombreuses lacunes est un projet qui a un peu de mal à décoller. Son fonctionnement en espace clos limite forcément l’interaction avec de nombreux acteurs avec lesquels il serait pourtant essentiel de chiffrer les échanges, ainsi que son interopérabilité avec l’Union Européenne, comme l’avait souligné Me DESMARAIS et Me YAHIA lors du dernier congrès national de la sécurité des systèmes d’information de santé.
Pour « booster » l’usage de la MSS, elle est « servie un peu à toutes les sauces » comme pour la récupération des résultats d’analyses médicales que l’on devra par la suite intégrer au DPI et pousser vers le DMP. Personnellement, je ne vois pas vraiment l’intérêt d’ajouter une étape supplémentaire à la récupération des résultats d’analyses en utilisant la MSS.
Le CH de Saint-Flour, a par exemple opté pour une récupération directe des résultats d’analyses par le biais du réseau privé et sécurisé « anciennement régional » Auverdata Santé. Le laboratoire émet les résultats qui sont ensuite passés à la moulinette dans notre EAI pour finir intégrés directement dans le DPI. Un projet en phase finale géré par mon collègue et ami Maxime CHIESA.
L’instruction demande également l’implication d’au moins une caisse primaire d’assurance maladie. Je ne savais pas que la MSS leur était ouverte, mais c’est plutôt une bonne nouvelle quand je vois les informations qui peuvent transiter par messageries non sécurisés entre établissements et CPAM.
Une évolution de la MSS elle-même ne permettrait-elle pas d’en « booster » son développement ?
N’est-elle pas encore trop restrictive pour que les professionnels de santé l’adoptent totalement ?
Pour en revenir à l’instruction, les ARS porteuses de projets doivent envoyer leur dossier de candidature avant le 31 mars 2017 à l'adresse dgos-PF5 [AT] sante.gouv.fr.
Les résultats de cette sélection devraient être rendus avant le 12 mai 2017.
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